हठप्रदीपिकाhaṭha-pradīpikā · la petite lampe du haṭha
La Hatha Yoga Pradipika, chapitre par chapitre
6 min de lecture · Mis à jour le 17 octobre 2026 · sources vérifiées le 17 octobre 2026
En bref
La Hatha Yoga Pradipika est un manuel sanskrit de haṭha yoga compilé par Svātmārāma, daté en général du XVe siècle. En quatre chapitres, il enseigne 15 postures, 8 rétentions du souffle (kumbhaka), les six actes de purification, 10 mudrā et l’absorption dans le son intérieur, et il présente le tout comme un escalier vers le rāja yoga.
Ce que veut dire le titre
Haṭha signifie « force » dans le dictionnaire de Monier-Williams, et pradīpa une lampe ; dans un titre d’ouvrage, le mot désigne une explication, une lumière portée sur un sujet. La Haṭhapradīpikā, comme l’appellent ses fins de chapitre, est « la petite lampe du haṭha ». Svātmārāma dit pourquoi il l’allume : les gens errent dans « l’obscurité des opinions trop nombreuses » et ne connaissent plus le rāja yoga (1.3).
L’explication courante selon laquelle ha serait le soleil et ṭha la lune ne vient pas de ce texte. Jason Birch la fait remonter au Yogabīja, et montre que la « force » du haṭha désigne l’effet puissant de ses techniques, non un effort forcé : la Pradīpikā met elle-même en garde contre le souffle forcé (2.15).
Qui l’a écrite, et quand
L’auteur se nomme Svātmārāma et ouvre sur une lignée de « grands siddha » qui commence par Ādinātha (Śiva), Matsyendra et Gorakṣa (1.4-1.9). Les chercheurs datent le texte du XVe siècle ; Birch donne cette date comme approximative, d’après Christian Bouy. C’est une compilation : Svātmārāma a puisé dans des ouvrages plus anciens consacrés à plusieurs yogas, dont l'Amṛtasiddhi, l'Amanaskayoga et le Vivekamārtaṇḍa, et les a réunis sous le seul nom de haṭha yoga. À en juger par ses très nombreux manuscrits et commentaires, écrit Birch, son haṭha yoga a pris le pas sur bien des yogas antérieurs.
श्रीआदिनाथाय नमोऽस्तु तस्मै येनोपदिष्टा हठयोगविद्या । विभ्राजते प्रोन्नतराजयोगमारोढुमिच्छोरधिरोहिणीव ॥
śrī-ādi-nāthāya namo 'stu tasmai yenopadiṣṭā haṭha-yoga-vidyā | vibhrājate pronnata-rāja-yogam āroḍhum icchor adhirohiṇīva ||
Salut au glorieux Ādinātha, qui a enseigné la science du haṭha yoga : elle brille comme un escalier pour qui veut monter jusqu’aux hauteurs du rāja yoga.
Deux numérotations : GRETIL et Pancham Sinh
La plupart des lecteurs découvrent le texte par la traduction anglaise de Pancham Sinh (Allahabad ; son introduction est datée de janvier 1915). Le texte sanskrit électronique que citent les chercheurs et la plupart des sites est celui de GRETIL. Les deux éditions ne comptent pas toujours les strophes de la même façon. Tous les versets cités sur cette page portent le même numéro dans les deux.
| Chapitre | Sujet | Strophes (GRETIL) | Strophes (Sinh) | Où elles diffèrent |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Āsana | 70 | 69 | Identiques jusqu’à 1.62 ; GRETIL compte à part la demi-strophe 1.63, que Sinh rattache à 1.62, d’où un décalage d’un rang à partir de 1.64 (1.67 GRETIL = 1.66 Sinh) |
| 2 | Prāṇāyāma | 78 | 78 | Numérotation identique |
| 3 | Mudrā | 130 | 123 | Identiques jusqu’à 3.42 ; Sinh ne fait pas de strophe à part pour le 3.43 de GRETIL, d’où uḍḍīyāna en 3.55 chez GRETIL, 3.54 chez Sinh ; l’écart grandit ensuite, et la dernière strophe est 3.130 contre 3.123 |
| 4 | Samādhi | 114 | 113 | Identiques jusqu’à 4.32 ; Sinh n’a pas d’équivalent du 4.33 de GRETIL, d’où un décalage d’un rang ensuite (le son intérieur dans l’oreille droite : 4.67 GRETIL = 4.66 Sinh) |
Une version plus longue, en dix chapitres, avec le commentaire Yogaprakāśikā, a été éditée à Lonavla en 2001. Sur ce site, un numéro de verset sans édition précisée est celui de GRETIL.
Chapitre 1 : le lieu, les règles et quinze postures
Le premier enseignement (upadeśa) plante le décor : une petite hutte dans un lieu solitaire, dans un pays bien gouverné et paisible, avec une petite porte, sans trou ni fissure (1.12-1.13). Six choses ruinent le yoga : trop manger, l’effort excessif, trop parler, l’attachement aux règles, la fréquentation des gens et l’inconstance ; six le font réussir : l’enthousiasme, l’audace, la persévérance, la connaissance vraie, la détermination et le renoncement à la compagnie (1.15-1.16). Viennent ensuite dix abstentions et dix observances, une liste plus longue que les cinq et cinq de Patañjali :
अहिंसा सत्यमस्तेयं ब्रह्मचर्यं क्षमा धृतिः । दयार्जवं मिताहारः शौचं चैव यमा दश ॥
ahiṃsā satyam asteyaṃ brahmacaryaṃ kṣamā dhṛtiḥ | dayārjavaṃ mitāhāraḥ śaucaṃ caiva yamā daśa ||
Non-nuisance, vérité, ne pas voler, chasteté, patience, constance, compassion, droiture, alimentation mesurée et pureté : voilà les dix abstentions.
L’āsana passe en premier « parce qu’il est le premier membre du haṭha » et donne stabilité, santé et légèreté du corps (1.19). Suivent quinze postures, assises pour la plupart :
| Type | Āsana (strophe, GRETIL) |
|---|---|
| Assises et à genoux | svastika (1.21), gomukha (1.22), vīra (1.23), kūrma (1.24), siddha (1.37), padma (1.46), siṃha (1.52), bhadra (1.55) |
| En équilibre sur les mains | kukkuṭa (1.25), mayūra, le paon (1.32) |
| Couchées et en flexion | uttāna-kūrma (1.26), dhanur, l’arc (1.27), paścimatāna, la pince (1.30), śava, le cadavre (1.34) |
| Torsion | matsyendra (1.28) |
चतुरशीत्यासनानि शिवेन कथितानि च । तेभ्यश्चतुष्कमादाय सारभूतं ब्रवीम्यहम् ॥
caturaśīty āsanāni śivena kathitāni ca | tebhyaś catuṣkam ādāya sārabhūtaṃ bravīmy aham ||
Śiva a enseigné quatre-vingt-quatre postures. J’en retiens quatre, les essentielles, et je les décris.
Ces quatre sont siddha, padma, siṃha et bhadra, et siddhāsana est la meilleure de toutes (1.36-1.45). Le chapitre se clôt sur l’alimentation mesurée, qui laisse vide un quart de l’estomac (1.60), une liste d’aliments à éviter et à préférer, et une promesse adressée à tous : jeune, vieux ou très vieux, malade ou faible, celui qui pratique réussit (1.67). Plusieurs de ces postures ont leur page dans notre chapitre des asanas, avec la strophe qui les décrit.
Chapitre 2 : le souffle et les six purifications
अथासने दृढे योगी वशी हितमिताशनः । गुरूपदिष्टमार्गेण प्राणायामान्समभ्यसेत् ॥
athāsane dṛḍhe yogī vaśī hita-mitāśanaḥ | gurūpadiṣṭa-mārgeṇa prāṇāyāmān samabhyaset ||
Une fois la posture affermie, le yogi, maître de lui, se nourrissant de façon saine et mesurée, pratiquera le prāṇāyāma selon la voie enseignée par le guru.
चले वाते चलं चित्तं निश्चले निश्चलं भवेत् । योगी स्थाणुत्वमाप्नोति ततो वायुं निरोधयेत् ॥
cale vāte calaṃ cittaṃ niścale niścalaṃ bhavet | yogī sthāṇutvam āpnoti tato vāyuṃ nirodhayet ||
Quand le souffle bouge, le mental bouge ; quand le souffle est immobile, le mental est immobile, et le yogi devient stable comme un pieu. Aussi faut-il retenir le souffle.
यावद्वायुः स्थितो देहे तावज्जीवनमुच्यते । मरणं तस्य निष्क्रान्तिस्ततो वायुं निरोधयेत् ॥
yāvad vāyuḥ sthito dehe tāvaj jīvanam ucyate | maraṇaṃ tasya niṣkrāntis tato vāyuṃ nirodhayet ||
Tant que le souffle demeure dans le corps, on appelle cela la vie ; la mort est sa sortie. Aussi faut-il retenir le souffle.
La première technique est la purification des canaux : inspirer par une narine, retenir, expirer par l’autre, puis l’inverse, jusqu’à ce que, « au bout de trois mois », les canaux soient purs (2.7-2.10 ; voir nāḍī śodhana). Le texte énumère ensuite les six actes de purification, dhauti, basti, neti, trāṭaka, nauli, kapālabhāti (2.22), mais seulement pour qui a un excès de graisse ou de mucus ; les autres n’en ont pas besoin (2.21), et certains maîtres tenaient que le prāṇāyāma seul suffit (2.37). Notre page ṣaṭkarma les présente un à un avec leurs précautions. Puis viennent les huit rétentions :
सूर्यभेदनमुज्जायी सीत्कारी शीतली तथा । भस्त्रिका भ्रामरी मूर्च्छा प्लाविनीत्यष्टकुम्भकाः ॥
sūrya-bhedanam ujjāyī sītkārī śītalī tathā | bhastrikā bhrāmarī mūrcchā plāvinīty aṣṭa-kumbhakāḥ ||
Sūrya-bhedana, ujjāyī, sītkārī, śītalī, bhastrikā, bhrāmarī, mūrcchā et plāvinī : voilà les huit kumbhaka.
Le chapitre se termine sur le lien entre les deux yogas, qui structure tout le livre :
हठं विना राजयोगो राजयोगं विना हठः । न सिध्यति ततो युग्ममानिष्पत्तेः समभ्यसेत् ॥
haṭhaṃ vinā rāja-yogo rāja-yogaṃ vinā haṭhaḥ | na sidhyati tato yugmam āniṣpatteḥ samabhyaset ||
Sans le haṭha, le rāja yoga n’aboutit pas ; sans le rāja yoga, le haṭha n’aboutit pas. Pratiquez donc les deux ensemble jusqu’à l’accomplissement.
कुम्भकप्राणरोधान्ते कुर्याच्चित्तं निराश्रयम् । एवमभ्यासयोगेन राजयोगपदं व्रजेत् ॥
kumbhaka-prāṇa-rodhānte kuryāc cittaṃ nirāśrayam | evam abhyāsa-yogena rāja-yoga-padaṃ vrajet ||
À la fin du souffle retenu en kumbhaka, que le mental ne s’appuie sur rien. En pratiquant ainsi, on atteint l’état de rāja yoga.
Chapitre 3 : la kuṇḍalinī et les dix mudrā
सशैलवनधात्रीणां यथाधारोऽहिनायकः । सर्वेषां योगतन्त्राणां तथाधारो हि कुण्डली ॥
sa-śaila-vana-dhātrīṇāṃ yathādhāro 'hi-nāyakaḥ | sarveṣāṃ yoga-tantrāṇāṃ tathādhāro hi kuṇḍalī ||
Comme le roi des serpents porte la terre avec ses montagnes et ses forêts, ainsi la Kuṇḍalī porte tous les enseignements du yoga.
Quand la déesse endormie s’éveille « par la grâce du guru », les nœuds sont percés et le souffle emprunte le canal central, que le texte désigne par sept noms, de suṣumṇā à madhya-mārga, la voie du milieu (3.2-3.4). Pour l’éveiller, il enseigne dix sceaux :
करणी विपरीताख्या वज्रोली शक्तिचालनम् । इदं हि मुद्रादशकं जरामरणनाशनम् ॥
karaṇī viparītākhyā vajrolī śakti-cālanam | idaṃ hi mudrā-daśakaṃ jarā-maraṇa-nāśanam ||
La pratique appelée viparīta-karaṇī, vajrolī et śakti-cālana : cet ensemble de dix mudrā détruit la vieillesse et la mort.
La strophe précédente (3.6) nomme les sept premières : mahāmudrā, mahābandha, mahāvedha, khecarī, uḍḍīyāna, mūla-bandha et jālandhara. Lisez ces promesses comme les affirmations d’un texte du XVe siècle, pas comme de la médecine. Certaines techniques sont franchement radicales : khecarī allonge la langue en coupant peu à peu son frein (3.33-3.36), et vajrolī agit sur les voies urogénitales. Le texte insiste : les mudrā s’apprennent d’un maître de la lignée, qui est « le Seigneur lui-même en personne » (3.129).
Chapitre 4 : le samādhi et le son intérieur
Le dernier enseignement donne seize noms pour un même état : rāja yoga, samādhi, unmanī, manonmanī, laya, amanaska (le non-mental), sahaja (l’état naturel), turyā, le quatrième, et d’autres (4.3-4.4). Son image est simple :
सलिले सैन्धवं यद्वत्साम्यं भजति योगतः । तथात्ममनसोरैक्यं समाधिरभिधीयते ॥
salile saindhavaṃ yadvat sāmyaṃ bhajati yogataḥ | tathātma-manasor aikyaṃ samādhir abhidhīyate ||
Comme le sel dissous dans l’eau ne fait plus qu’un avec elle, ainsi l’unité du soi et du mental s’appelle samādhi.
Il enseigne ensuite śāmbhavī mudrā, l’attention tournée vers l’intérieur pendant que les yeux ouverts regardent au-dehors sans ciller (4.36), puis, longuement, le nādānusandhāna, l’écoute du son intérieur, méthode attribuée à Gorakṣa pour ceux qui ne peuvent saisir la vérité par la pensée (4.65). Assis, le yogi écoute dans l’oreille droite (4.67) ; le son traverse quatre étapes, ārambha, ghaṭa, paricaya, niṣpatti (4.69-4.77), de l’océan, du tonnerre et des timbales, en passant par les tambours, la conque et la cloche, jusqu’aux clochettes, à la flûte, à la vīṇā et au bourdonnement des abeilles (4.85-4.86).
इन्द्रियाणां मनो नाथो मनोनाथस्तु मारुतः । मारुतस्य लयो नाथः स लयो नादमाश्रितः ॥
indriyāṇāṃ mano nātho manonāthas tu mārutaḥ | mārutasya layo nāthaḥ sa layo nādam āśritaḥ ||
Le mental est le maître des sens ; le souffle est le maître du mental ; l’absorption est le maître du souffle, et cette absorption repose sur le son intérieur.
Le livre finit sèchement : tant que le souffle n’est pas entré dans la voie du milieu, que l’essence vitale (bindu) n’est pas stable et que la réalité ne naît pas dans la méditation comme l’état naturel, « tout discours sur la connaissance n’est qu’hypocrisie et vain bavardage » (4.114). La méthode est détaillée sur notre page nāda yoga.
La lire aujourd’hui
- Lisez-la comme un manuel historique. Elle promet la fin des maladies, de la vieillesse et de la mort : ce sont les affirmations de son époque, pas des résultats vérifiés.
- Pratiquez ce qui est sûr, et le reste avec un enseignant. Les postures assises, nāḍī śodhana sans longues rétentions, une bhrāmarī douce et l’écoute du son intérieur sont à la portée de la plupart des gens.
- Gardez l’ordre que donne le texte (1.58) : āsana, puis kumbhaka, puis mudrā, puis le son intérieur.
- Comparez-la à ses voisines : la Gheraṇḍa Saṃhitā compte sept membres et 32 postures, et le hatha yoga d’aujourd’hui est loin de l’une comme de l’autre.
Les éditions libres
- Sanskrit : GRETIL (Göttingen), en texte brut et en HTML, quatre chapitres. Il contient quelques fautes de saisie (par exemple dṛdhe pour dṛḍhe en 2.1, yuvo pour yuvā en 1.67 ; nos citations donnent la leçon corrigée) : pour une étude serrée, vérifiez sur une édition imprimée.
- Anglais, domaine public : la traduction de Pancham Sinh, sur Internet Archive (numérisation de la Digital Library of India et réimpression plus récente).
- Protégées : l’édition de Kaivalyadhama (Lonavla), le commentaire Jyotsnā de Brahmānanda édité par l’Adyar Library (1972), et Light on Hatha Yoga de Swami Muktibodhananda (Bihar School of Yoga). Achetez-les ; ne téléchargez pas de copies piratées.
Notre édition
Notre livre explique la Pradīpikā chapitre par chapitre, avec 66 strophes clés en devanāgarī, en translittération et dans notre propre traduction, ce que le texte enseigne et ce qu’il ne fait qu’affirmer, et une routine douce tirée du texte que vous pouvez pratiquer dès aujourd’hui.
Les questions qu’on se pose
Où trouver la Hatha Yoga Pradipika en PDF ?
La traduction anglaise de Pancham Sinh (Allahabad, 1915) est dans le domaine public et gratuite sur Internet Archive ; le texte sanskrit est publié par GRETIL (Göttingen). Les éditions de Swami Muktibodhananda (Bihar School of Yoga) et de Kaivalyadhama sont protégées : achetez-les chez leur éditeur.
Combien de postures dans la Hatha Yoga Pradipika ?
Quinze, décrites au chapitre 1 : svastika, gomukha, vīra, kūrma, kukkuṭa, uttāna-kūrma, dhanur, matsyendra, paścimatāna, mayūra, śava, siddha, padma, siṃha et bhadra. Le texte ajoute que Śiva en a enseigné 84, dont quatre essentielles, siddhāsana avant tout (1.35-1.36).
Combien de pranayamas dans la Hatha Yoga Pradipika ?
Huit kumbhaka (2.44) : sūrya-bhedana, ujjāyī, sītkārī, śītalī, bhastrikā, bhrāmarī, mūrcchā et plāvinī. Avant eux vient la purification des canaux par les narines alternées (2.7-2.10), après eux la distinction entre rétention accompagnée et kevala, la rétention seule (2.71-2.75).
Combien de mudras dans la Hatha Yoga Pradipika ?
Dix (3.6-3.7) : mahāmudrā, mahābandha, mahāvedha, khecarī, uḍḍīyāna, mūla-bandha, jālandhara, viparīta-karaṇī, vajrolī et śakti-cālana. Trois d’entre elles sont ce que le yoga moderne appelle les bandha.
Comment prononcer Hatha Yoga Pradipika ?
À peu près « HA-tha YO-ga pra-DÎ-pi-kâ », avec des a brefs et ouverts. Le ṭh de haṭha est un t rétroflexe suivi d’un souffle, jamais le th anglais ; le ī de pradīpikā est long, et le ā final aussi.
Qui a écrit la Hatha Yoga Pradipika ?
Un yogi qui se nomme Svātmārāma dans les premières strophes (1.2-1.4) et se place après Matsyendra et Gorakṣa. Des chercheurs comme Jason Birch montrent qu’il a compilé des textes plus anciens sur plusieurs yogas pour les réunir sous le nom de haṭha yoga.
Sources
- Svātmārāma, Haṭhayogapradīpikā, texte sanskrit, 4 upadeśa (GRETIL, université de Göttingen) vérifiée le 17 octobre 2026
- The Hatha Yoga Pradipika, traduction de Pancham Sinh (Allahabad ; introduction datée du 31 janvier 1915), numérisation Digital Library of India, Internet Archive vérifiée le 17 octobre 2026
- The Hatha Yoga Pradipika, traduction de Pancham Sinh (réimpression), Internet Archive vérifiée le 17 octobre 2026
- Jason Birch, The Meaning of haṭha in Early Haṭhayoga, Journal of the American Oriental Society 131.4 (2011), p. 527-554 vérifiée le 17 octobre 2026
- Monier-Williams, Sanskrit-English Dictionary (1899), articles haṭha et pradīpa, Cologne Digital Sanskrit Dictionaries vérifiée le 17 octobre 2026