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Langue : Français

Tāḍāsana, la posture de la montagne

3 min de lecture · Mis à jour le 16 octobre 2026 · sources vérifiées le 16 octobre 2026

Sanskrit
ताडासनTāḍāsana
Sens du nom
Posture de la montagne : tāḍa, expliqué comme montagne (Monier-Williams donne d'abord coup ; le mot voisin tāla est le palmier), et āsana, posture
Niveau
Débutant
Famille
Debout
Dans les textes
Posture moderne, absente de la Hatha Yoga Pradipika et de la Gheranda Samhita

En bref

Tāḍāsana, la posture de la montagne, est la position debout de base : pieds joints ou écartés de la largeur du bassin, poids réparti sur les deux pieds, jambes actives, colonne allongée, bras détendus le long du corps, souffle lent par le nez. Tenez-la cinq à dix respirations. C'est une posture moderne, point de départ de toute séquence debout.

Rester debout immobile semble ne rien demander. Essayez dix respirations, yeux ouverts, attention sous la plante des pieds : vous découvrirez combien le corps oscille, penche et se crispe. Tāḍāsana est la leçon cachée sous toutes les postures debout : ancré, droit, à l'aise. C'est aussi la première et la dernière position de la salutation au soleil.

Étapes

  1. Placez-vous à l'avant du tapis, pieds joints, gros orteils qui se touchent, ou écartés de la largeur du bassin si vous êtes plus stable ainsi. Les bords externes des pieds sont parallèles.
  2. Soulevez et écartez les orteils, puis reposez-les. Sentez le poids sur quatre points de chaque pied : l'intérieur et l'extérieur du talon, la base du gros orteil et celle du petit orteil.
  3. Remontez doucement les rotules en activant les cuisses, sans verrouiller les genoux vers l'arrière.
  4. Laissez le coccyx descendre vers le sol et le bas-ventre rentrer légèrement ; le bas du dos garde sa courbure naturelle.
  5. Soulevez le sternum sans pousser les côtes en avant. Les épaules roulent vers l'arrière et descendent, les bras le long du corps, paumes tournées vers les cuisses.
  6. Allongez la nuque, menton à l'horizontale, regard posé sur un point à hauteur des yeux.
  7. Respirez lentement par le nez pendant cinq à dix respirations. Pour sortir, relâchez simplement.

Alignement

  • De profil, oreille, épaule, hanche, genou et cheville s'alignent à peu près sur une même verticale.
  • Le poids se partage également entre les deux pieds, et entre talons et avant-pieds.
  • Un effort sans tension : les jambes sont éveillées, le visage et la mâchoire restent souples.

Variantes

  • Version douce : pieds écartés de la largeur du bassin, arrière de la tête, omoplates et fessiers effleurant un mur pour sentir la verticale.
  • Avec une brique : serrez une brique entre le haut des cuisses pour sentir le travail de l'intérieur des jambes.
  • Bras levés (souvent appelée ūrdhva hastāsana) : à l'inspiration, levez les bras au-dessus de la tête, paumes face à face, épaules loin des oreilles.
  • Forme du palmier : bras levés et talons décollés, comme l'enseignent certaines écoles indiennes. Gardez un mur à portée de main.
  • Version assise : asseyez-vous droit à l'avant d'une chaise, pieds à plat ; voir le yoga sur chaise.

Contre-indications

  • Vertiges ou tension basse : pieds écartés, yeux ouverts, près d'un mur. Sortez immédiatement si la vue se brouille.
  • Troubles de l'équilibre : pratiquez avec une chaise ou un mur à portée ; évitez la variante talons levés.
  • Grossesse : pieds écartés de la largeur du bassin ou plus.
  • Genoux en hyperextension : gardez une micro-flexion pour ne pas reposer sur l'articulation.

Dans les textes

Tāḍāsana est une posture moderne. Ni la Hatha Yoga Pradipika (quinze postures) ni la Gheranda Samhita (trente-deux) ne décrivent une simple station debout ; la seule posture debout de la Gheranda Samhita est l'arbre, vṛkṣāsana, sur une jambe (2.36). Le nom apparaît dans l'enseignement indien du XXe siècle, et les écoles ne s'accordent pas sur sa forme exacte.

Le nom lui-même est une petite énigme. Les manuels modernes traduisent tāḍa par « montagne » ; le dictionnaire de Monier-Williams donne d'abord « coup », et ne cite « montagne » que comme sens attesté dans les lexiques. Le mot voisin tāla désigne le palmier rônier, d'où la version du palmier. Ce que la posture garde des textes anciens, c'est la qualité que Patañjali demande à tout āsana : stable et confortable, sthira-sukham (Yoga Sutra 2.46).

Bon à savoir

Une fois stable, fermez les yeux trois respirations. Les petites oscillations que vous sentez sont normales : c'est le corps qui s'équilibre.

Et ensuite

La montagne mène directement au triangle, au guerrier I et à l'arbre. Si vous débutez, commencez par l'enchaînement des postures de base pour débutants, et retrouvez toutes les fiches dans le chapitre des asanas.

Les questions qu’on se pose

Tadasana et samasthiti, est-ce la même chose ?

Beaucoup d'écoles emploient les deux noms pour la même station debout. Dans l'ashtanga vinyasa, samasthiti, « se tenir de façon égale », désigne la position qui ouvre et ferme les salutations au soleil.

Quels sont les bienfaits de la posture de la montagne ?

Aucune étude n'isole tāḍāsana seule. Ce qu'elle apporte est concret : sentir comment le poids se répartit sur les pieds et se grandir sans se raidir, ce que toutes les postures debout réutilisent ensuite.

Pourquoi certains lèvent-ils les bras et les talons en tadasana ?

Certaines écoles indiennes, comme l'école du Bihar, enseignent sous ce nom une posture bras tendus au-dessus de la tête et talons levés, comme un palmier : le mot voisin tāla désigne le palmier rônier.

Sources

  1. Monier-Williams, Sanskrit-English Dictionary (1899), entrée tāḍa, dictionnaires sanskrits numériques de Cologne vérifiée le 16 octobre 2026
  2. Gheraṇḍasaṃhitā, texte sanskrit, chapitre 2 (GRETIL, université de Göttingen) vérifiée le 16 octobre 2026
  3. Patañjali, Yogasūtra, texte sanskrit (GRETIL, université de Göttingen) vérifiée le 16 octobre 2026

Pratiquez en douceur et selon vos limites. Le yoga s’apprend mieux avec un professeur qualifié ; cette page ne le remplace pas.

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